Lutte contre la maltraitance

La maltraitance envers les personnes aînées peut exister dans tous les milieux, mais elle est souvent peu reconnue, peu dénoncée ou gardée sous silence. Qu’elle soit intentionnelle ou non, la maltraitance a des conséquences réelles qui peuvent parfois être dévastatrices sur la qualité de vie des personnes aînées.

Conformément à la  Loi visant à lutter contre la maltraitance envers les aînés et toute personne majeure en situation de vulnérabilité, le CIUSSS du Centre-Ouest-de-l'Île-de-Montréal ne tolère aucune forme de maltraitance au sein de ses installations, et ce, pour l’ensemble de ses usagers.

Pour appuyer cette Loi, le CCOMTL a mis en place une  Politique de lutte contre la maltraitance pour tout le personnel (infirmières, préposés, employés de bureau, contractuels, bénévoles, etc.). L’objectif de cette politique est de s’assurer de la sécurité, du bien-être et de la qualité de vie de tous les usagers et ce, sans aucune discrimination.

Quelques définitions

La maltraitance est un geste singulier ou répétitif ou une absence d'action appropriée qui se produit dans une relation où il devrait y avoir de la confiance et qui cause, intentionnellement ou non, du tort ou de la détresse à une personne.

La maltraitance peut être de 7 types différents : la maltraitance psychologique, la maltraitance physique, la maltraitance sexuelle, la maltraitance financière, la violation des droits, la maltraitance organisationnelle et l’âgisme.

L’âgisme consiste à discriminer en raison de l’âge, par des attitudes hostiles ou négatives, des gestes préjudiciables ou de l’exclusion sociale.

La bientraitance vise le bien-être, le respect de la dignité, l’épanouissement, l’estime de soi, l’inclusion et la sécurité de la personne. Elle s’exprime par des attentions, des attitudes, des actions et des pratiques respectueuses des valeurs, de la culture, des croyances, du parcours de vie, de la singularité et des droits et libertés de la personne aînée.

Quoi faire lorsqu’il y a de la maltraitance ou des soupçons de maltraitance ?

Si vous croyez être victime de maltraitance ou que vous êtes témoin d’une telle situation, brisez le silence et faites-vous aider pour que la situation cesse.

  • Si la situation est urgente, composez immédiatement 911
  • Si vous êtes victime ou vous avez des soupçons de maltraitance pour une personne, communiquez directement avec le service de police de votre quartier
  • Si vous pensez être victime ou que vous pensez qu’une personne est victime de maltraitance au sein du CIUSSS du Centre-Ouest-de-L’Ile-de-Montréal, communiquez avec la Commissaire locale aux plaintes et à la qualité des services
  • Vous avez besoin de conseils sur le sujet? N’hésitez pas à communiquer avec la Ligne Aide Abus Ainés, une ligne téléphonique bilingue et sans frais. Ce service confidentiel est offert 7 jours par semaine, de 8 h à 20 h.
    Téléphone : 1 888 489-2287.
    Site internet  Aide Abus Aînés

Mythes ou réalités ?

Le plus souvent, les actes de maltraitance envers les personnes âgées sont commis par des inconnus. Vrai ou faux?

Faux. Les actes de maltraitance envers les personnes âgées sont, dans la majorité des cas, infligés par des personnes qu’ils connaissent et impliquent un membre de la famille immédiate ou élargie.

Le risque d’être victime de maltraitance varie selon le niveau de revenu de la victime.

En réalité, toutes les personnes peuvent être victimes de maltraitance, peu importe leur statut social et leurs revenus.

Le fait d’avoir un réseau social de qualité, de maintenir une participation sociale au sein de la communauté et d’avoir une bonne connaissance de soi constitue des facteurs de protection.

En effet, ces éléments sont des caractéristiques intrinsèques et extrinsèques parmi plusieurs autres qui tendent à diminuer les risques de maltraitance. À l’opposé, l’isolement social, la dépendance pour les soins de base, la difficulté à s’exprimer et le fait d’être de sexe féminin sont des exemples de facteurs de vulnérabilité.

Les ainés dénoncent rapidement leur situation de maltraitance.

En réalité, les aînés qui subissent de la maltraitance sont généralement déchirés entre les sentiments qu’ils éprouvent pour la personne qui leur inflige de mauvais traitements et le désir de dénoncer leur situation. Certains aînés peuvent être dépendants de la personne qui les maltraite. Par ailleurs, certains aînés ne réalisent pas qu’ils sont victimes de maltraitance.

Saviez-vous que?

Les personnes aînées vivant de la maltraitance sont souvent peu enclines à demander de l’aide parce qu’elles vivent de la honte, de la culpabilité ou de l’impuissance, ou encore parce qu’elles sont dépendantes face à la personne maltraitante, qu’elles banalisent la situation ou sont méfiantes face aux ressources d’aide.

La maltraitance peut prendre deux formes différentes, soit par la violence (en malmenant une personne âgée) ou soit par la négligence (en ne répondant pas à ses besoins).

La maltraitance financière et la maltraitance psychologique seraient les deux types de maltraitance les plus fréquents.

Depuis le 30 mai 2017, la loi L-6.3,  Loi visant à lutter contre la maltraitance envers les aînés et toute autre personne majeure en situation de vulnérabilité est en vigueur. Cette loi vient faciliter la dénonciation des cas de maltraitance et confirmer la possibilité de lever la confidentialité ou le secret professionnel lorsqu’il y a risque sérieux de mort ou de blessures graves. Elle prévoit une protection contre les représailles et une immunité de poursuite.

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